• COGITO

    LES REPRESENTATIONS : Les notions d'idole et d'icône


     Les images sont des maitres exigeants. Nous véhiculons un certain nombre d’images : 

         - Image de ce que nous devrions être et que nous ne sommes pas.

         - Image de ce que nous sommes

           On se croirait à Versailles dans la galerie des glaces

           et en plus ce sont des glaces déformantes.

                                         Or personne n’est son Image.

          Pour IMAGINAL la personne avec qui je suis en relation est toujours autre que ce que j'en dis et jamais une caricature que l'on se fait d'elle ne peut représenter pour cette personne un appel à être vraiment elle même. Réduire une personne a une fonction sociale, a un profil, consiste a tiré un trait d'elle à l'aide duquel l'on tire un trait sur elle.

          Ceci peut enfermé la Personne dans l'incapacité a accepté son propre Mystère, dans le sens ou la personne est prise ou mise sous l’emprise d'un trait sous lequel elle est sensée se tenir tout entière. Un tel regard enferme les personnes en les réduisant à une caricature qui prétend dire toute la vérité de l'Etre.

                                           Tel est le propre de l'idole.

          Selon le philosophe Lévinas, le Visage c'est l'homme en tant que proche, en tant que l'homme qui est accessible. Le Visage c'est autrui, le premier venu cet étranger. Un visage qui n'est jamais anonyme et appartient à une personne. "Ce Visage me regarde et je ne peux pas dire qu'il ne me regarde pas" telle est l'une de la formule de Levinas. Mon proche (ou prochain) est toujours unique, jamais compris et par conséquent, réfractaire à mes concepts.

                   Ainsi, le visage d'autrui a une dimension qui me dépasse

          Une autre formule de Lévinas dit : "La dimension du Divin s'ouvre à partir du visage humain" Le visage d'Autrui demeure infiniment transcendant, infiniment étranger. Ce visage dont il s'agit ne se réduit pas à la couleur des yeux, la forme du nez, la fraîcheur des joues, un brillant esthétique. Ce visage à une dimension qui me dépasse infiniment.

                                           Tel est le propre de l’icône

          Quelle soit de bois, quelle soit représentation mentale, fantasme, reflet, l'idole se définît comme un mode de mise à vue qui va de soi et donne à croire que l’image que l’on se fait d’une personne la contient dans son intégralité. Comme si la transcendance d'une personne pouvait être captée dans un système clos sous le seul horizon de notre vision ou point de vue.

             En vérité, une personne demeure toujours transcendante à ses profils.

          Contrairement à l’idole qui procure l’illusion de tenir la personne entière sous l’horizon de notre propre vue conforme à nos exigences. L’icône elle, fonctionne comme structure de renvoi pour mener plus loin le regard et l’ouvrir a une altérité qui est au-delà de ce que peut en percevoir notre sensibilité. L’icône est ce point en lequel le visible et l’invisible se rencontre, le fini et l’infini s’embrassent.

            Ainsi, la relation à l’icône ouvre toujours à un Mystère qu’est celui de la Personne.